Critique: The Voices

Telle une sucrerie que l’on aime savourer, The Voices est un pur moment de bonheur et de plaisir inavouable. Devant ce spectacle à la fois horrible et coloré, notre visage passe d’une émotion à une autre sans jamais se lasser.

En effet, dis comme ça, l’histoire de ce film est vraiment à dormir debout. Un malade mental qui entend ses animaux parler commet des meurtres plus ou moins contre son gré. On a donc, au premier abord du mal à voir comment on peut rire d’une telle situation. Et bien, la réponse se trouve dans la mise en scène à la fois légère et maîtrisée de bout en bout. Elle permet au spectateur de ne pas se laisser emprisonner dans une atmosphère lourde et angoissante qu’aurait pu être le film face à un sujet aussi dur. Ajouté à cela des plans colorés et un montage énergique et vous obtenez un film à l’aspect visuel transpirant la joie de vivre.

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Le tout porté par des dialogues réglés comme du papier à musique où les punchlines n’arrêtent pas de pleuvoir. Et pour suivre ce rythme effréné, il fallait bien ce casting quatre étoiles. Ryan Reynolds a enfin, dans cette comédie, le rôle qu’il méritait depuis si longtemps. Quant Gemma Arterton, elle n’a toujours pas fini de nous surprendre et, même avec juste une tête, elle arrive à rendre une performance plus que remarquable. Leur duo marche à merveilles et nous fera, évidemment, penser au couple Norman Bates, Marion Crane du classique d’Hitchcock dont le film ne cesse de faire référence.

Cette œuvre original est donc bien plus qu’un simple divertissement. C’est aussi un travail techniquement très réussi qui sait agencer comme il se doit les éléments d’une œuvre cinématographique sans pour autant se prendre au sérieux. Toujours plus délirant, ce film ne vous décevra pas une seule seconde. On ressort de la salle avec un large sourire parce qu’après tout on ira tous au paradis…

17/20

Critique: Jupiter : Le Destin de l’univers

Après avoir été repoussé de quelques mois, voici enfin le dernier film des Wachowski. Et on a bien fait d’attendre car c’est plutôt réussi, du moins d’un certain point de vue. Nous suivons donc ici l’histoire de Jupiter, une jeune fille obligée d’être femme de ménage pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Mais un beau jour elle va découvrir qu’une dynastie dominant l’univers tout entier veut s’en prendre à elle car cette dernière possède du sang royal et la planète Terre lui revient de droit. Un humanoïde venu de l’espace également l’aidé dans sa quête à travers l’univers.

Vous l’aurez compris, la dernière œuvre des Wachowski à des allures de gros blockbusters à l’américaine. Et les réalisateurs de Matrix ne se privent pas de nous en mettre plein la vue à grands coups d’effets spéciaux qui sont parfois visuellement bluffants. Certains passages nous rappellerons les grands classiques du genre comme Star Wars ou Star Trek que ce soit à travers ces interminables courses poursuites en vaisseaux spatiaux ou ces personnages archétypes.

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On notera d’ailleurs une inégalité dans l’écriture de ces personnages parfois assez vide ou au contraire, très vivant comme celui d’Eddie Redmayne qui interprète magnifiquement Balem, un Dark Vador froid et machiavélique. Mila Kunis s’en sort également plutôt bien en incarnant l’héroïne du film dans la lignée de Jennifer Lawrence dans Hunger Games ou encore Shailene Woodley dans Divergente.

Mais là où le bât blesse, c’est du côté du scénario. Même si l’on retrouve, par moment, quelques contes européens comme Cendrillon ou La Belle et la Bête à la sauce space opera, on ne peut s’empêcher de soupirer en voyant les facilités que choisit le scénario et qui, par conséquent, détruit tout le suspense et par extensions les enjeux quasi inexistants. Et nous regretterons également qu’il n’y est pas d’arrière plan philosophique comme nous ont habitué les Wachowski.

Pour faire simple, on s’ennuiera facilement devant cette grosse production (175 millions de dollars de budget tout de même)  même si visuellement elle nous laissera un très bon souvenir.

12/20

Critique : Les Vacances du Petit Nicolas

Après Astérix, Laurent Tirard revient avec la suite du Petit Nicolas qu’il avait lui-même réalisé. Une suite beaucoup moins travaillé qui a perdu le souffle du premier…

Pour ce film, Nicolas quitte l’école pour le sable chaud des vacances. Ce qui ne réussit pas vraiment au film qui souffre de nombreux défauts. Premièrement, le scénario décentre une partie de son intrigue sur les parents du petit Nicolas. Ce dernier reste en second plan pendant une partie du film et c’est bien dommage car on se rapelle tous des livres originaux qui sont écrits à la première personne du singulier et où l’on suit donc le petit nicolas seulement et aucun autres personnages ! Le premier avait pourtant bien compris cela mais il faut croire que Tirard a eu envie de changement !

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Concernant les gags, ils sont bien minimes voire usés… On les voit assez vite arrivés pour ceux qui ne sont pas dans la bande annonce ! On se consolera en relevant les clins d’oeil cinématographique mais là encore ce n’est pas suffissant… Les acteurs font, eux aussi, tout leur possible pour éviter le naufrage mais même avec tout ça on s’ennuie au bout de 45min sans parler de l’intrigue qui ne  décolle pas et piétine…

Bref, il vaut mieux oublier ce second opus et plutôt revoir le premier !

12/20

Critique : Albert à l’Ouest

Seth MacFarlane se met aux westerns avec Albert à l’Ouest, une comédie qui se veut délirante et parodique… Mais qu’en est-il réellement ?

Albert à l’Ouest est juste une sucession de gags à base de pipi/caca aussi limite et puéril les uns que les autres… On ne rit pas, on s’en ennuie parfois, et pire encore on est parfois mal à l’aise devant tant de bétises. Le scénario est vide. Sans fondation, il ne repose sur rien de bien solide et les enjeux se font rare.

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Les acteurs font, cependant, un assez bon boulot : que ce soit Seth MacFarlane lui-même ou Charlize Theron, ils sont toujours assez justes mais sans évidemment relevés le niveau ! Quelques caméos sont aussi à prévoir et sont vraiment réussi. Dommage que ce soit dans ce film donc…

Bref, une comédie lourde et peu divertissante…

11/20

Critique : Transcendance

Après Her il y  a quelques mois, revoilà un autre film sur l’intelligence artificielle. Transcendance est un film de science-fiction qui nous fait réfléchir sur les liens entre l’humanité, la science et la technologie. On se questionne pendant tout le film, on change constamment d’avis sur thème abordés dans le film, oscillant en fascination pour les merveilles de la technologie et la crainte que cette technologie nous dépasse.

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Servit par un excellent casting, le film est aussi très bien scénario. On a de très bonnes surprises et le suspence est également très bien géré :  l’histoire alterne entre scénes de dialogues, scénes d’action et scénes d’enquêtes. Petit défaut, la musique passe quasiment inaperçue même si elle colle bien avec le film.

 

Bref, un très bon film de science-fiction qui nous fait cogiter !

16/20

Critique : Triple Alliance

Loin d’être la pire comédie US de l’année, Triple Alliance n’en reste pas moins une comédie raté… On rit très peu, les situations sont prévisibles, certains personnages sont mal écrits et sans intérêt…

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Les actrices Leslie Mann et Cameron Diaz sauve le film du naufrage en servant, ici, une interprétation plutôt convaincante contrairement à Nicki Minaj qui n’aurait pas du s’essayer à la comédie ! Autre gros bémol, les musiques du film ne sont, pour la plupart, que des musiques déjà existantes. Cela aurait été tellement mieux d’avoir de vraies compositions originales !

Bref, une comédie à regarder sur TF1 le dimanche soir et surtout pas au cinéma !

12/20

Critique: Divergente

Premier épisode d’une nouvelle saga populaire et dans le ligné d’Hunger Games, ce film ressemble à beaucoup d’autres films. Mais finalement est-ce un défaut ? Peut être pas… En effet, même si on a un sentiment de déjà vu, on passe malgré tout un excellent moment notamment grâce à l’actrice principale qui porte une grande partie du film, Shailene Woodley.

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L’histoire est, quant à elle, très intéressante. Elle nous questionne sur les besoins d’un indivu à appartenir à un groupe et de se s’affirmer personnellement à l’intérieur de ce dernier. C’est donc un véritable cours de sociologie qui offre à nous à travers ce film. Le suspence est bien maîtrisé et ainsi que les scènes d’actions. La bande originale ressemble plus à une compilation de tube pop qu’à une véritable musique de film mais cela fonctionne très bien quand même.

Bref, on passe un très bon malgré peut être quelques bémols et on attends la suite prévue pour l’année prochaine avec impatience !

17/20

Critique: Captain America : Le Soldat de l’hiver

Après Thor 2, voilà Captain America 2 ! Et l’on voit tout de suite que cet épisode est beaucoup plus réussi que le précédent film Marvel ! Les frères Russo ont tout compris : le scénario est bourré de rebondissements en tout genre, de scènes d’action les plus incroyables, d’humour, de clins d’oeil à l’univers Marvel….

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On notera, toutefois, quelques maladresses. Comme par exemple, au début, les pirates qui parlent un français à l’accent approximatif… Ou encore les scènes d’action montée trop rapidement où il est parfois difficile de comprendre ce qui se passe… Mais dans l’ensemble tout cela passe très bien à l’écran.

Bref, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu un Marvel aussi bon et ça fait du bien !

18/20

Critique: 300 : La Naissance d’un empire

Ce n’est pas parce qu’un film est un blockbuster qu’il ne doit pas avoir un scénario digne de ce nom ! 300 : La Naissance d’un empire n’a, non seulement, pas de véritable scénario mais en plus il n’est même pas divertissant ! On a l’impression de voir les mêmes combats sans véritables enjeux qui ne nous tient absolument pas en haleine…

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De plus la plupart des plans sont très sombres et ne facilite donc pas le relief de la 3D qui aurait pu être très bonne. Seul point positif : les acteurs ! Ces derniers sont, en effet, assez bons pour la plupart à commencer par Eva Green qui correspond à 100% à son rôle de méchante guerrière.

Bref, un film à voir seulement si vous souffrez l’insomnie !

9/20

Star Wars Identités

L’exposition Star Wars Identites viens de s’ouvrir à la Cité du Cinéma près de Paris et quelle ne fut pas notre joie de voir tout ces costumes, maquettes et autres droïdes de l’univers Star Wars réunis dans un seul et même endroit. Se voulant intéractive, cette exposition nous propose de créer de A à Z notre personnage l’univers de George Lucas. On apprends aussi quelques petites anecdotes sur la fabrication des différents personnages et décors de la saga grâce à un audio-guide distribué à l’entrée.

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L’exposition nous interroge aussi sur ce qui définie l’identité en prenant pour appui la célébre hexalogie. Il n’est donc pas necessaire de connaître l’univers Star Wars ni même d’avoir vu les films pour apprécier cette exposition à la fois ludique et instructive !

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Critique: Les Gazelles

On dit qu’il est plus difficile  de faire rire que de faire pleurer… Ce film le démontre malheuresement bien. Un histoire basée sur la crise de la trentaine, un bande de filles… Bref, des éléments plus ou moinsx déjà vu qui aurait pu bien passer si le scénario avait été plus fourni et moins bâclé. En effet, celui-ci tourne en rond, ne possède aucun enjeu et finit donc par nous lasser.

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Heuresement, le film est « sauvé » par l’excellent casting (Camille Chamoux, Audrey Fleurot…) et par son montage original qui donne un semblant de rythme au film. Malgré tout ceci, le film ne décolle pas et j’attends toujours qu’il démarre…

Bref, un mauvaise comédie à vite oublier…

10/20

Critique: La Belle et La Bête

« J’ai voulu faire un film pour tous ! » a dit Christophe Gans, le réalisateur de la Belle et La Bête. Pari réussi puisque le film est à la fois une superbe adaptation du célèbre conte et à la fois un film bourré de références cinémathographiques et de symboles. Ce film, entièrement tourné sur fond vert, est un véritable bijou technique : les décors ainsi que certaines créatures peuplants le récit sont incroyablement réussis et offre à cette version du conte une qualité visuelle impressionnante.

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La bête est incarné par Vincent Cassel, à la fois terrifiant et séduisant, il cole parfaitement avec le personnage, mi-homme, mi-animal, qui se retrouve face à une Léa Seydoux douce et courageuse qui romp, un peu, avec les clichés des princesses de contes de fée. Cette bête est d’autant plus réaliste grâce aux effets spéciaux qui n’ont rien à envier à une production américaine et qui, eux aussi, très impressionants.

Bref, un voyant ce film, on se dit que le cinéma français a encore beaucoup de jours devant lui….

18/20